Bouffonnerie et pantalonnades

  • dimanche, 24 décembre 2017 18:16
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  • Photo Sobika

Une pantalonnade est un subterfuge grotesque et hypocrite, une manifestation hypocrite d'un sentiment. La bouffonnerie est de dire quelque chose pour faire rire.

Ces deux définitions résument bien la vie politique à Madagascar. D’un côté le président d’un parti dénommé la « Nouvelle Force pour Madagascar » (Hery vaovao ho an’i Madagasikara [HVM]) en même temps chef de la Chambre haute déclare à qui veut l’entendre que l’actuelle administration restera au pouvoir en gagnant les prochaines élections alors que tout le monde sait bien que Hery Rajaonarimampianina ne passera pas le 2nd tour? car le président en exercice se trouve en 4ème position bien loin derrière les favoris que sont Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

De l’autre côté ce dernier, gonflé à bloc par sa nomination parmi les candidats de l’African of the year 2017 se sent pousser des ailes à défier les tenants du pouvoir en déclamant à qui veut l’entendre qu’il « n’a peur de personne » (Tsy misy mafy be izany eto).

Dans la réalité les deux se défient par paroles interposées comme sur une scène de théâtre pour amuser la foule dans le style Fou Hehy et autres pitres publics bien traduits en malagasy en « mpanao resak’hehy ».

Les guéguerres se poursuivent en apparence entre l’HVM et le TIM alors qu’en coulisse des tractations existent. En réalité les membres et proches des responsables de chaque côté se confondent car beaucoup de séides HVM sont d’anciens TIM ! Il est difficile de croire que ces 2 parties n’en viennent à une vraie confrontation au cas où… !

Pour les observateurs des coulisses de la vie politique nationale, la vraie cause de ces pantalonnades est une animosité personnelle entre le président du Sénat et l’ancien président de la République. Cette attitude est un grand classique de la politique, ce n’est sans rappeler un coup d’Etat vieux de 302 ans entre un certain Andrianjakanavalondambo et Razakatsitakandriana, ce dernier a été le Roi en exercice succédant à leur père mais voilà que le premier, sûrement mécontent de ses legs (Alasora et environ), se rebella est monta au trône sous le nom d’Andriamasinavalona.

Le monarque déchu se réfugia dans la région correspondant au district de Fenoarivo be et pendant toute la Royauté de Madagascar, ses descendants sont des opposants catégoriques aux souverains de Madagascar.

L’Etat-Nation malagasy a souffert d’une animosité personnelle entre deux frères qui se jalousaient !!!

Le vrai dicton est « ceux qui se ressemblent se …tapent dessus », quelles sont les différences entre Rivo Rakotovao et Marc Ravalomanana ? Pas grand-chose, les 2 ne croient pas à un auto-développement de Madagascar.

Si l’ancien chef de l’état pense que le développement de notre pays passe par les bailleurs de fond occidentaux, le sénateur en chef voit dans le magot des Karana et autres musulmans une source de financement inépuisable pour la réalisation des « projets ».

Un autre point de convergence se situe dans le fait que ces projets ont toujours un parfum d’intérêts personnels, ce qui explique pourquoi malgré les réalisations infra-structurelles les Malagasy restent pauvres, car aucun chef ne pense vraiment aux améliorations de leurs conditions de vie. Tout est fait pour de la représentation et l’enrichissement personnels. Leur seule différence concerne le volume des réalisations, Ravalomanana est encore en tête.

Les protagonistes ne font que du spectacle pour amuser la galerie mais aucun ne veut un réel développement pour leurs compatriotes. Formations et entraînements ne sont que leurres devant la soi-disante communauté internationale.

Plans de développement qu’ils soient HVM ou TIM ressemblent à des bouffonneries et pantalonnades pour détourner les Malagasy de leur misère en les empêchant de travailler sérieusement afin de sortir de la misère. Pour eux, l'important c'est la politique de mendicité et tenir les Malagasy dans une politique d’aumône et de distribution de riz.

Anonymous

 

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