Editorial

    • mercredi, 18 octobre 2017 11:30
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    Session de la…peste

    La seconde session ordinaire de l’Assemblée Nationale a débuté ce 17 octobre 2017 au palais de Tsimbazaza. Comme d’habitude les 151 Députés de Madagascar plancheront sur la « loi des Finances 2018 » avec en toile de fond le budget pour les élections (présidentielle et législatives) se tenant « normalement » vers la fin de l’année prochaine. Il est sûr comme à leur habitude que nos représentants feront passer les lois, parmi elles celle des Finances dans l’espoir de recevoir en retour les avantages qu’ils escomptent, augmentation de leurs allocations et surtout ces fameuses 4X4 que la majorité possède déjà à titre privé. Pour beaucoup, être député à Madagascar équivaut à se sentir comme le président de sa circonscription, on préfère les honneurs y afférents que d’être le véritable représentant de la nation. On n’hésite pas à faire quelques menaces du genre « destitution, empêchement, motion de censure » afin d’épater la galerie médiatique ou obtenir plus de pognons versés par des individus connus mais cachés derrière des vitres « fumées » de leur grosse berline tout terrain. C’est la « communication des mallettes » ou petites sacoches bourrées de monnaies. Finalement la corruption gangrène tout, même si nos députés ne sont pas tous des corrompus. Toutes ces pratiques sont faites pour éviter la déstabilisation permanente de l’administration HVM comme ce fut le cas entre 1993-1996 au début de la IIIème République.
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    • vendredi, 13 octobre 2017 22:35
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    Le Président Zafy Albert, père de la démocratie, est décédé

    Ce vendredi 13 octobre 2017, le professeur Albert Zafy, ancien président de la République de Madagascar, est décédé à l’hôpital de Saint-Pierre La Réunon, selon son fils. Il a eu ses 90 ans il y a 5 mois, originaire d’Ambilobe (Région DIANA). Il est un médecin de formation spécialisé en chirurgie cardiaque, il est professeur en médecine pendant des décennies à la faculté de Médecine de Madagascar, ensuite d’Antananarivo. Ainsi beaucoup de générations de médecins sont passées sous sa houlette. Il entra dans le monde politique en devenant le ministre de la Santé et des Affaires sociales dans le gouvernement du général Gabriel Ramanantsoa durant la Transition militaire (1972-1975) qui a fait suite à la Première République après la démission de Philibert Tsiranana de la présidence. Après l’accession de Didier Ratsiraka au pouvoir, il s’est éclipsé de la vie politique nationale durant toute la 2ème République car le professeur est opposé au socialisme de l’Amiral rouge et poursuivit sa carrière universitaire. Avec le début de libéralisation de la République Démocratique de Madagascar (2ème République) en 1989, qui autorise le multipartisme et prend le chemin de la démocratie libérale, Albert Zafy retourne à la politique en créant le parti « Union Nationale pour le Développement et la Démocratie » (UNDD). Il est devenu l’un des principaux leaders de l'opposition à la IIe République, avec d'autres partis politiques, ils réclament un changement plus rapide du régime politique en place et forment une vaste coalition d'opposition, les « Forces vives Rasalama ».
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    • vendredi, 13 octobre 2017 10:46
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    Illusion de plus

    Profitant de l’épidémie de peste et après quelques jours de silence, voilà que le Chef de l’Etat se lance dans un nouveau discours s’apparentant à de la propagande: réforme du secteur sécurité et mettre les forces de l’ordre sur tous les fronts. Et ce durant son rendez-vous hebdomadaire audio-visuel. Durant l’histoire moderne des forces armées malagasy, il y a 4 dates à retenir: 1- Décembre 1822 (15 Adalo): Il y eut le serment de Sahafa qui a vu la naissance des Foloalindahy (les 10 000 hommes) c’est-à-dire l’Armée royale de Madagascar. Ce serment fait dans la plaine d’Ambohimanga traduit la volonté du monarque de l’époque, Radama I, d’avoir une armée moderne afin de maintenir le contrôle du territoire et d’assurer surtout la sécurité de la population en luttant contre la traite des esclaves et les vols de zébus. Derrière ces pillages se profilent certains commerçants musulmans (sauf les Karana) installés sur la côte ouest et les traitants …français habitants les Mascareignes (Maurice, La Réunion, Seychelles). Cette armée était équipée à la Britannique et commandée par un anglo-jamaïcain portant le nom de Brady, en 6 ans seulement elle a pris sous sa protection les 3 /4 de la grande île et réduit de moitié le trafic des esclaves dont les principaux victimes sont les Merina, Betsileo, Sihanaka et Tsimihety , c’est-à-dire les habitants des hautes-terres, mais non ceux des côtes comme l’insinue l’historiographie franco-coloniale, mais aussi les écrits des missionnaires anglais de la LMS entre 1817 et 1869.
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    • lundi, 09 octobre 2017 14:50
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    Le Pestis défie le Pistis

    L’endémie de peste qui connait actuellement un regain, fait d’elle une menace mortelle pour les Malagasy et ceux habitant la grande île. Les chiffres de samedi 07 octobre fait état de 42 morts, il y a de quoi donner des frissons. La peste tire son nom du Latin Pestis signifiant « fléau, malheur, désastre, calamité, destruction, ruine » selon l’expression de Cicéron « pestem sibi machinari » (s'attirer des malheurs). On désigne aussi par « peste » un homme funeste, un animal nuisible, un être pernicieux ou un objet fatal, à l’image de la description, du même Cicéron, de « pestis textilis » (tissu funeste) la robe empoisonnée de Nessus (le centaure) qui tua Hercule, le demi-dieu de la force, ce dernier pour abroger ses souffrances s’immola sur un bûcher. Donc la peste incarne le mal absolu, une fin mortelle avec ses cohortes de cadavres qui n’ont qu’un seul destin: être livrés aux flammes afin de ne pas répandre l’épidémie, pour cela la peste signifie l’enfer !
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  • Manangareza Toamasina
    Manangareza Toamasina
    • vendredi, 06 octobre 2017 08:59
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    Conduite d’évitement

    Se disculper, trouver des excuses et accuser les autres sont des spécialités de nos gens. En empruntant l’expression d’un philosophe : «la ….peste c’est les autres !». Alors que nous sommes en pleine époque de l’apparition saisonnière de cette épidémie devenue chez nous une endémie, des rumeurs, des voix s’élèvent ici et là, profitant de cette occasion funeste afin de tenter de «faire bouger les choses». En effet tout le monde se disculpe sur les prises de responsabilités concernant les décisions à prendre dans le combat contre la maladie. Le gouvernement accuse les maires de ne pas être à la hauteur des défis qui les attendent pour des catastrophes pareilles et de leur côté les édiles accusent l’Etat de ne pas verser les «subventions» qui leur reviennent, et pendant tout ce temps, quelques-uns crèvent dans l’indifférence générale. Madagascar est parmi les pays pauvres de la planète mais ses responsables trouvent cela dans l’ordre des choses ! Personne ne se soucie du problème de santé publique soulevé par la peste, chacun y va de son trémolo afin de défendre sa cause.
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    • mardi, 03 octobre 2017 11:20
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    Les salaires de la peste

    Madagascar, avec plus de 300 cas par an, reste le pays le plus touché au monde par la peste. On y observe une baisse de l'incidence, mais avec une augmentation de la mortalité (plus grande fréquence des formes pulmonaires). Cette augmentation des formes graves est liée à la dégradation du système de santé (crises socio-politiques depuis 1985). La peste est une zoonose, c'est-à-dire une maladie commune à l'homme et à l'animal causée par le bacille Yersinia pestis, découvert par l'Institut Pasteur en 1894. Ce microbe est un cousin de celui de la tuberculose. En raison des ravages qu’elle a causé, pendant le Moyen Âge, la peste a eu de nombreux impacts sur l'économie, la religion, et surtout les mentalités. La peste noire de 1347–1352 a profondément marqué l'Europe en exterminant 25% à 50% de sa population. La population française quant à elle chuta de 41% sur la même période soit 7 millions de victimes sur les 17 millions de Français de l'époque. Par analogie, d'autres maladies à forte morbidité pour d'autres espèces sont également nommées peste, comme la peste aviaire, celle du canard, celle du porc. Elles n'ont pour la plupart rien à voir avec la peste humaine.
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    • lundi, 02 octobre 2017 11:04
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    Malagasy: Un mal-être identitaire

    Il est très difficile de faire comprendre aux Malagasy qu’ils descendent tous, sans exception aucune, de migrants, tant qu’on ne trouvera des restes fossiles d’hommes préhistoriques, les habitants de cette île sont des arrivants d’au-delà des mers. Les Autochtones des Amériques (nord, centre et sud) sont aussi des migrants qui ont traversé le détroit de Béring (entre la Sibérie et l’Alaska) pour devenir les Inuits (Esquimaux, Alaska, Groenland), Algonquins et Navajos (Canada et Etats-Unis) Aztèques, Mayas (Amérique centrale), Quechuas des Andes et les tribus amazoniennes de toute l’Amérique du sud de l’Orénoque jusqu’en Patagonie. Malgré leurs origines de la Taïga sibérienne, personne ne met en cause leur statut d’autochtones du vaste continent américain. La même chose est valable pour les Aborigènes d’Australie car même si l’île-continent a été peu exploité durant les 30 000 années de leur présence sur ces vastes terres, ils furent toujours reconnus comme étant les premiers habitants ! Il y a bien un adage malagasy qui dit « mpatsak’Antananarivo, ny taloha ihany no voalohany » (chercheurs d’eau d’Antananarivo le premier arrivé est le premier servi), alors qui empêchent les Malagasy de raisonner de la sorte?
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    • jeudi, 28 septembre 2017 15:04
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    Enfer au paradis

    Les embouteillages sont devenus une situation quotidienne, pour ne pas dire habituelle, pour les habitants d’Antananarivo et ceux qui y viennent pour travailler. Le « Grand Tana » ou plus exactement l’agglomération d’Antananarivo compte actuellement environ de 3 millions d’habitants pour ne pas dire plus. Selon bon nombre de projections, le taux de croissance de la population est de 4,6%, largement au-dessus du taux national à 2,9%. A ce rythme, l’effectif de la population tananarivienne doublera d’ici 15 à 20 ans (2034). Plusieurs communes de l’agglomération sont concernées par ces embouteillages: le centre-ville d’Antananarivo, Analakely, Antaninarenina, Antanimena, Soarano (La Gare), le VIème arrondissement (Ambohimanarina), le quartier dit « Météo », les 67 ha, Anosy-Anosibe, Andrefan’Ambohijanahary, Soanerana, Ambanidia,… Pour les communes périphériques: Sabotsy-Namehana (nord), Talatamaty (nord- ouest), Mahazo (est), Tanjombato (sud), Itaosy (sud-ouest) avec Anosizato. La route Digue, construite bien des années, afin de prévenir les bouchons est sujette, dans certaines de ses portions, à des embouteillages pour cause de stationnements des taxi-brousse des lignes vers la partie sud de l’île, plus particulièrement au lieu-dit « Fasan’ny Karana » (lieu de crémation des Hindous).
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    • lundi, 25 septembre 2017 07:41
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    Révision Constitutionnelle: Mission impossible

    Le Président de la République veut ouvrir le débat sur certains points de la Constitution, entre autre l'article sur sa démission avant les élections, la durée d'organisation de cette élection, l'élection du Président du Fokontany. Il a pu demander l'avis de la Haute Cour Constitutionnelle, étant donné que ces articles sont déjà inscrits dans toutes les Constitutions depuis la 1ère République. Si jamais la HCC donne une interprétation autre que la pratique depuis la 1ère République c'est que nous avons alors baigné dans l'illégalité depuis plus de 50 ans et la HCC a procédé à des prestations de serment sur une Constitution bancale? Mais en tous les cas, une révision constitutionnelle n'est possible que par voie référendaire, et préalablement le projet doit passer par au moins 3/4 des membres du parlement (Assemblée Nationale et Sénat). Dans le temps qui court, il y a 151 députés et 63 sénateurs, si 61 des sénateurs sont supposés du côté du régime, il fallait 3/4 des voix du parlement pour accepter le projet de Constitution avant de le faire voter par référendum. Alors trouver 100 députés, le reste des 161 des 3/4 est une mission quasi impossible sauf grosse mallette institutionnelle. Le vote sera public, et quid des députés qui vont se dévoiler pour défendre ce régime à l'agonie de la fin de règne?
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    • jeudi, 21 septembre 2017 13:58
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    Rohingyas : Cas d’école d’une immigration

    La situation des Rohingyas dans la région nord-ouest (Arakan) de la Birmanie préoccupent la Communauté Internationale à majorité occidentale ainsi que les Etats musulmans connus pour leur poids sur la scène internationale tel le Pakistan, Turquie, Arabie Saoudite, Malaisie,… Tout ce monde a peur qu’il y ait un « nettoyage ethnique » ou une génocide dans cette partie du monde sans qu’on s’en offusque. Mais qui sont les Rohingyas ? Selon les ethnologues britanniques, mais non Birmans, les Rohingyas sont « un groupe ethnique de langue indo-européenne et de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, dans l’ouest de la Birmanie. Les Rohingyas se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhiste, qui forment la majorité de la population de l'Arakan. Le terme apparaît pour la première fois sous la forme de Rooinga et de Rovingaw dans un texte écrit en 1799 par le géographe et botaniste écossais Francis Buchanan-Hamilton ». Cette définition parle d’elle-même. De 1824 à 1826, lors de la conquête de la Birmanie par le Royaume Uni, les Rohingyas servaient comme supplétifs dans l’armée britannique et ils furent dorénavant considérés comme des traîtres par la majorité des Birmans. D’ ailleurs le nationalisme/patriotisme birman est né par le rejet des dockers indiens importés par l’administration britannique afin de mâter les travailleurs Bamars (Birmans).
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