Editorial

    • mercredi, 23 août 2017 06:37
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    Réconciliation financière ?

    Jeudi 17 août dernier, les noms, sélectionnés par le comité pour la mise en place du Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM), ont été transmis au Président de la République, parmi lesquels il nomme 22 membres, en plus de son quota de 11 membres, qui vont siéger au sein du CFM. Plus de 600 personnes ont posé leur candidature aux 8 personnalités composant le Comité de sélection national. Rappelons-le que pour être éligible membre du CFM , il faut avoir 40 ans révolus, «être de bonne moralité», «n’ayant reçu aucune condamnation pénale», «avoir de l’expérience sur les composantes et éléments du processus de réconciliation nationale», «ne pas être membre d’une institution de la République», «n’avoir jamais fait de déclaration hostile à la réconciliation nationale à Madagascar, «ne pas être à la tête d’un parti politique». En d’autres termes, on ne peut être rémunérés ailleurs et touchés une allocation en tant que conseillers du Fampihavanana Malagasy. En regardant de près toutes ces conditions on commence à comprendre cet afflux record d’impétrant. Il faut être au chômage total pour pouvoir devenir membre du CFM !
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    • mardi, 22 août 2017 10:12
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    Ridicule

    Le conflit entre un past-president et un en exercice concernant une suite présidentielle dans un grand hôtel à Antsiranana relève du ridicule. Les Malagasy ont-ils besoin de ce genre de bouffonneries pour leur dévier de la misère ? Est-ce encore un aspect de la démocratie que nos « amis » occidentaux veulent-ils voir pour dire qu’on est dans un Etat respectant la démocratie et les lois en vigueur ? On n’est point aux Etats-Unis ni en Europe, on est à Madagascar, un des pays les pauvres sur la planète terre. Nos priorités sont de manger 3 fois par jour, un accès aux soins de santé quasiment gratuit et un droit à la sécurité sur tout le territoire et ce avant toute démocratie. Tous les Malagasy sont conscients qu’élections signifient achats (fividianana fa tsy fifidianana) alors qu’attendent-ils de leurs hommes politiques qui s’autoproclament leurs « leaders » ? Les attitudes de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui nous ont gouverné à l’exception de deux (Zafy Albert et Andry Rajoelina) reflètent la mentalité des chefs Malagasy invariables depuis nos origines : vantards et belliqueux.
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    • vendredi, 18 août 2017 16:08
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    A louer ?

    Comme beaucoup de pays africains, à Madagascar le sol cultivable demeure sous exploité faute de volonté des dirigeants. Les excuses sont l’insuffisance d’investissements donc de moyens techniques. Certains pays émergents comme la Chine ou l'Inde disposent de vastes capitaux leur permettant d’investir dans l'agriculture industrielle. Ainsi ils achètent ou louent auprès de certains ministères africains de l'agriculture de grands domaines à mettre en valeur et ce, souvent contre l'opinion des agriculteurs locaux. C’est le cas en Ethiopie actuellement. En 2008, New Delhi a été le lieu de rencontre du premier sommet Inde-Afrique. L’Inde tente de combler son retard par rapport à la Chine qui investit sur le continent africain deux fois plus qu’elle. L’aspect primordial de ce sommet touchait l'agriculture, avec comme thème: « assurer la sécurité alimentaire, éradiquer la pauvreté et améliorer les moyens de subsistance des populations ». Un deuxième sommet s'est tenu à Addis-Abeba 3 ans plus tard. Les investissements indiens ont augmenté de 31 à 46 milliards de dollars, à l'initiative de firmes privées comme la Karuturi Global, leader mondial de la production de roses coupées réalisant 90% de sa production en Ethiopie. Elle est en train d’étendre ses activités dans la production de biens alimentaires (riz, tomates, canne à sucre, maïs, coton légumineuses) en louant de nouvelles terres disponibles.
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    • jeudi, 10 août 2017 13:58
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    Résurrections ?

    Ces derniers jours il y a eu quelques « résurrections » sur la scène politique malagasy, des personnes qu’on a cru totalement sorties de notre vie quotidienne, voilà qu’ils annoncent leur retour ! Beaucoup pensent que faire de la politique est un jeu ressemblant de près ou de loin à du « poker ». On fait le mort pendant quelques temps et on resurgit soudainement en rappelant le bon souvenir du peuple. Quel souvenir ? Certains ont tenu des responsabilités sans discontinuer dans ce pays pendant 19 ans, qu’est-ce qu’ils ont laissé comme héritage ? Un autre a gouverné Madagascar pendant 21 ans et fut deux fois renvoyé comme un malpropre mais n’arrive jamais à se retirer de la vie publique malgré la diminution assez significative de son champ visuel ! Il est vrai que ce dernier se tait actuellement mais cela ne signifie pas qu’il s’est totalement retiré de la politique, en privé il déclare encore qu’il est le « seul vrai homme d’Etat à Madagascar». Un autre non content d’avoir eu du succès dans sa vie professionnelle, s’est aussi pris de vertige dans le monde politique et il a du mal à passer la main.
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  • Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    • lundi, 07 août 2017 12:02
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    Négligence et corruption

    Tous les Malagasy ont été secoués par l’accident d’autocar transportant des participants à une réunion nationale des Jeunes Chrétiens ou Sampana Tanora Kristianina ou STK du District de Soavinandriana, Région Itasy. Peu habitués à une telle hécatombe, presque tout le monde a suivi l’évolution des investigations concernant cette triste affaire. Les premières constatations révèlent une série de négligence, comment est-il possible que l’on ait continué le voyage alors que la voiture a connu plusieurs incidents techniques avant même d’arriver à Antananarivo ? Pourquoi n’a-t-on pas fait un simple transbordement vers un autre véhicule durant l’escale dans la capitale, cela aurait évité cet accident fatal. Nul n’est prophète ou devin pour savoir ce qu’avait dans sa tête le propriétaire du véhicule. Selon les déclarations des témoins, c’est ce dernier qui a conduit l’autocar, était-il qualifié pour ce genre de voiture ? Ou aurait-il dû salarier une personne plus qualifié pour ce genre de trajet ? Le retard pris sur la visite technique est-il le fait d’un oubli involontaire ou d’une négligence ?
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    • vendredi, 28 juillet 2017 11:26
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    Pour qui sonne le glas ?

    Les actualités nationales en ce moment font penser à ce roman d’Ernest Hemingway. Tout s’écroule derrière une façade d’insouciance et de légèreté dans les apparences. Personne ne semble se soucier de l’inflation des prix des produits de première nécessité (PPN), même le citoyen lambda trouve cela dans l’ordre des choses. Les attaques meurtrières de bandits écumant la capitale est devenue presqu’une banalité. Évidemment, l’actuelle administration profite de cette situation pour tenter d’instaurer un État dictatorial afin de « lutter contre la corruption et l’insécurité », tout n’est que prétexte. La communauté dite internationale pour ne pas dire « occidentale » s’en contre-fout de ce que subit le peuple malagasy, d’autant plus que celui-ci se laisse faire, quelle aubaine pour les profiteurs étrangers ! Une situation instable donne avantage aux mafias extérieurs qu’elles soient jaune, blanche ou noire. La corruption est devenue la norme et lutter contre elle devient une anomalie. Rien d’étonnant à ce que le combat contre la corruption ne se concentre que sur un seul cas.
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    • lundi, 24 juillet 2017 09:33

    État sauvage

    Il y a plusieurs définitions au terme sauvage selon les contextes. Utilisé comme adjectif, le terme « sauvage » désigne des animaux qui n’ont pas été apprivoisés, vivant dans la nature, il en va de même en botanique pour les végétaux qui n’ont pas été planté volontairement. « Sauvage » indique aussi des lieux inhabités ou isolés, enfin il traduit aussi quelque chose de subite ou spontanée. En tant que nom, le mot « sauvage » décrit une personne ou un groupe aimant vivre seule ou isolément ou de manière recluse. Il peut aussi signifier quelqu’un de brusque voire brutal et rustre. Autrefois les ethno-anthropologues décrivent comme « sauvages » les peuples n’appartenant pas aux grandes civilisations humaines : gréco-romaines, moyen-orientales, sino-indiennes, japonaise, cette expression visait surtout les nations d’Afrique et d’Océanie ainsi que les Amérindiens réduites à la seule expression d’ «ethnies ». L’antonyme (contraire) de l’« état sauvage » est l’ « État domestique » ou en captivité, plus particulièrement les animaux. Avec le temps les intellectuels et chercheurs ont développé le vocable « état de nature ou état naturel » afin de moins choqué les oreilles sensibles. Pour tout simplifier l’ « État sauvage » démontre une situation où prévaut l’absence de lois sauf celle du plus fort. État sauvage rime avec « loi de la jungle » déterminant qu’on est dans le règne animal ! Quand des hauts responsables renient et défient les lois auxquelles ils sont soumis et qu’ils doivent appliquer, cela veut dire « anarchie » synonyme d’ « État sauvage ». Ici l’antonyme est l’ « État de droit » que les élites et autres hommes politiques ânonnent partout, qu’ils soient pour, contre ou neutres vis-à-vis de l’administration HVM. Dans la pratique le contraire prévaut, on ne respecte pas les décisions de justice. Le pire est que cette anarchie ou État sauvage se vit chaque jour à travers l’insécurité généralisée sur tout le territoire, il n’y a pas un seul jour où les médias ne rapportent des attaques à main armée sur des taxi-brousses. Les coupeurs de route font désormais partie du paysage de nos routes nationales. Sans oublier les pillages de domiciles qui se déroulent dans nos campagnes et même dans les grandes agglomérations comme la capitale. Les victimes sont les classes besogneuses et ce depuis toujours pour ne pas dire dès l’origine de la nation malagasy.
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    • samedi, 22 juillet 2017 11:10

    La pirogue coule ?

    Sur le pont de Kamoro, l’on y danse l’on y danse, Sur le pont de Kamoro, un petit tour et l’on s’en va.Cette ronde enfantine rappelle bien la situation de ces derniers jours. Cela fait plus d’un an que le ministre des Finances sortant a exprimé son désir de quitter le gouvernement pour « divergences de vue». Il a finalement pris sa décision le 17 juillet dernier de ne plus faire partie définitivement de l’actuelle administration Rajaonarimampianina. La circonstance semble être un peu cocasse car durant l’inauguration du nouveau pont sur la rivière Kamoro, le Chef de l’état déclare publiquement ignorer cette démission de son grand argentier. S’est-il fait leurrer par son entourage ? Ou a-t-il délibérément feint d’ignorer ce qui se passe ? Toujours est-il que tout le monde se rit du comportement de nos dirigeants. Le déroulement des affaires de nos jours n’est pas sans rappeler ce qui s’était passer à la fin du premier Etat malagasy avant la Colonisation, d’un côté on a le gouvernement de la reine qui n’était effectif que dans la citadelle (Anatirova et Andafiavaratra) et de l’autre, le reste du pays est livré à l’insécurité et aux exploitations aurifères détenues par des étrangers (Français et Anglais) qui profitent à l’entourage du premier ministre de l’époque. Cette brève évocation historique doit nous faire comprendre que la mauvaise gouvernance à Madagascar ne date pas d’hier !
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    • jeudi, 13 juillet 2017 18:32
    • Sary Fampiaingona Sobika

    Fantatrao ve: Fananan-tany sy ny fizaka-manana

    Isaorana hatrany ny namantsika mpahay Lalàna mitondra fanazavana ho antsika. Ny FIZAKA-MANANA ("Prescription Acquisitive") dia ..SAZY MAHAZO IREO OLONA MISORATRA AMIN'NY TANY KANEFA TSY NANAMAINTY MOLALY IZANY TANINY IZANY NANDRITRA NY 20 TAONA ("sanction contre les propriétaires inscrits qui ne mettent pas en valeur leur terrain durant 20 années"). Izany hoe, raha tsy noraharahian'ilay olona misoratra amin'ny tany ny taniny!...Nisy olon-kafa efa nipetraka teo ka nanamainty molaly (nampiasa, namboly, ... ) azy nandritra ny 20 taona fara-fahakeliny!..Amin'izay dia azon'ilay olon-kafa nipetraka sy nanamainty molaly teo ny mangataka ny hahazoany ny tany ary ny hanoratana izany tany izany amin'ny anarany.!! Rehefa mahatsapa ilay olona fa feno ny 20 taona ny nanamaintisany molaly tsy nisy RAORAO an'ilay tany vita "titre" dia toy izao avy ny dingana lalovany: 1-) Manao "plan" an'ilay tany ary mangataka ny Fanamarinana fananan-tany ("certificat d'immatriculation et de situation juridique") any amin'ny Sampan-draharahan'ny Fananantany ("Service des Domaines")! Avy eo... 2-) Mangataka amin'ny Fitsaràna ny Didy ahafahan'ny Kaomisiona voalazan'ny Lalàna hanao ny Fitsirihana eny an-toerana ("Ordonnance de constatation de mise en valeur").
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    • jeudi, 13 juillet 2017 14:50
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    Donald Trump: Devenir chef de l’establishment

    Durant toute sa campagne électorale, le magnat de l’immobilier et un des personnalités les plus riches des Etats-Unis, Donald Trump, n’a de cesse de critiquer l’establishment de Washington qu’il qualifie de mollasson et de dérive contre la population américaine. Pour cet homme d’affaires pesant des milliards de dollars, la faute incombe à cette élite washingtonienne qui a lancé la Mondialisation au détriment des millions d’employés américains composant la classe moyenne. Dans la réalité Donald Trump reproche à l’establishment d’avoir épousé pendant 8 ans les idées de la gauche américaine qui a poussé au pouvoir Barack Hussein Obama. Pour cette raison il a emprunté un discours populiste afin de cimenter les White Anglo-Saxon and Protestant (WASP) composant 51% de la classe moyenne américaine en lançant son slogan « America first », l’Amérique d’abord. Cela a fait mouche en pleine transformation de la société de l’Amérique du nord, les électeurs blancs dans les Etats les plus touchés par la crise économique depuis presque 10 ans, ont voté pour lui car dans leurs représentations ses gens ont peur que l’héritage laissé par leurs ancêtres soit sacrifié sur l’autel de la mondialisation.
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